Vous connaissez le burn out quand il y a un trop plein d’activité et d‘émotions négatives, quand on est au bord de l’abime et quand la dépression liée au travail nous guette. Vous connaissez aussi le bore out, quand on s’ennuie à mourir dans son travail, par manque d’activité, à tel point qu’on en perd le goût de travailler et qui, lui aussi poussé à l’extrême, conduit à la dépression.

Le brown out : quand le travail n’a plus aucun sens

Il y a maintenant un nouvel état de mal être au travail, le brown out ou la perte de sens dans son travail qui a été mis en lumière en France par le docteur François Baumann, médecin spécialiste des pathologies liées au travail, dans son livre « Le brown-out : quand le travail n’a plus aucun sens. ». Le terme qui signifie baisse de courant, « exprime la douleur et le malaise ressentis suite à la perte de sens de ses objectifs de travail et à l’incompréhension complète de son rôle dans la structure de l’entreprise ».

Il peut être dû à plusieurs facteurs : le supérieur hiérarchique qui prend une décision arbitraire ou mal évaluée qui va mettre le salarié dans l’incompréhension la plus totale, la logique du chiffre d’affaires, souvent observé dans les établissements de santé, qui fait qu’on en oublie la valeur même des gens qui travaillent et produisent, nos valeurs propres qui ne sont plus en adéquation avec le travail…

Le brown out est une sorte de robotisation de l’être humain

Le brown out est une sorte de robotisation de l’être humain, qui ne travaille plus que par automatisme. Il est le mal de l’absurdité poussée à l’extrême.

On perd le goût et le plaisir du travail mais contrairement au burn out on continue à travailler.

Le sens perdu au travail se propage alors sur le reste de sa vie privée. On y perd le sommeil, le sens de l’humour, le recul nécessaire au reste de sa vie.

Comment en sortir ?

Retrouver du sens dans son travail c’est aussi retrouver une certaine congruence avec soi-même, c’est être aligné avec ses besoins, ses valeurs, le rythme de son travail et ses objectifs. C’est abandonner l’individualisme et se tourner vers plus de collectifs c’est reconnaître et respecter le travail des autres et être soi-même reconnu pour ce que l’on fait dans l’entreprise.

Remettre le travail à sa place car s’il est central dans nos vies

Redonner du sens :

Remettre le travail à sa place car s’il est central dans nos vies de part le temps que l’on y passe mais il n’est pas l’unique vecteur de sens et de plaisir dans nos vies. On peut s’accorder plus de temps dans des activités extérieures que l’on aime. Il faut reprendre sa vie en main et utiliser toutes nos expériences vécues, même celles qui sont négatives, pour avancer.

Les dirigeants et les managers doivent rester vigilants vis-à-vis de leurs collaborateurs

Les entreprises, et plus particulièrement, les dirigeants et les managers, sont en première ligne pour redonner du sens au travail à leurs salariés. Ils doivent impliquer tous les salariés dans les projets, avoir de la reconnaissance vis-à-vis d’eux et du respect pour leur travail. Ils doivent avoir une considération particulière pour chaque individu individuellement et collectivement. Ils doivent enfin pouvoir se remettre en question sur l’utilité de tel ou tel projet et des collaborateurs qui y sont rattachés et rester à l’écoute de leur retour d’expérience car si l’un d’entre eux perd le sens de son travail, il y perdra aussi son engagement.

L’engagement et le sens du travail sont intimement liés : ils sont le carburant de chaque salarié.

Crédit photo Nicolas Ladino Silva – @Unsplash

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