J’ai récemment assisté avec bonheur à une conférence sur l’optimisme animée par Yves de Montbron, secrétaire de la Ligue des Optimistes de France, professeur de management à l’ESCP Europe et consultant en management positif. Sa présentation permet de mieux comprendre la rivalité qu’il y a entre optimisme et pessimisme en France où ce dernier tient une place dominante. Mais être pessimiste n’est pas une fatalité et l’optimisme, quand il n’est pas inné, peut se travailler.

En résumé :

Les optimistes ont une mauvaise image en France et cela est lié en partie à notre héritage littéraire. C’est Voltaire avec Candide et sa fameuse réplique : « Tout va pour le mieux dans le meilleur des monde. » qui a accentué l’image très caricaturale des optimistes qui ne voient que le bon côté des choses.

Mais l’optimisme est plus que cela : c’est une attitude qui conduit à appréhender les incertitudes et les difficultés du monde d’une manière positive et active. L’optimiste perçoit en priorité ce qui va bien, il s’attend de préférence au meilleur et il fait confiance au pouvoir de la volonté. Les optimistes restent une minorité en France et sans surprise, les français sont les champions du pessimisme (étude menée par le cabinet Pew Research Center en juillet 2015 auprès d’une quarantaine de pays dans le monde, la France se situe parmi les pays dont les habitants sont les mojns optimistes sur leur avenir).

Michel Audiard disait avec humour :

 En France, si les pessimistes volaient il ferait nuit. 

Alors pourquoi certaines personnes sont-elles optimistes ? L’optimisme est-il une disposition ou une acquisition ?

Il y a trois façons d’aborder la question :

– un biais cognitif qui est inné en chacun de nous et nous permet de faire le tri entre ce qui est positif et ce qui est négatif (nous avons tous une part d’optimisme en nous de façon inné),

– un trait de caractère qui peut être mesuré par le Test d’Orientation Vitale (TOV) qui permet d’évaluer le niveau général d’optimisme naturel d’un individu. Ce test dont les résultats vont de 0 (très pessimiste) à 24 (très optimiste) obtient une moyenne de 15 chez les français, donc plus optimistes que pessimistes

– une attitude mentale qui se travaille et se compose de l’optimisme de volonté et de l’optimisme intelligent.

Alors ? Comment faire pour vivre en optimiste même si ce n’est pas notre trait de caractère dominant ? Quatre clés :

– Se centrer sur le côté positif des événements.

– Se concentrer sur les marges de manœuvre

– Raisonner en mode solution

– Se préparer aux opportunités imprévues

Un optimiste ne refuse jamais de voir le côté négatif de la vie ; il refuse simplement de s’attarder dessus. Alexandre Lockart

Crédit Photo  – Brigitte Tohm

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