Une petite anecdote pleine de sens.

La semaine dernière, lors d’un échange informel avec un manager (appelons-le Jacques), à propos de mon projet autour du bonheur au travail, j’ai été confrontée à sa réaction que j’ai d’abord ressentie comme négative puis constructive.

Jacques m’a fait part de sa retenue sur le sujet et de son agacement autour de l’emploi à tort et à travers du terme « bonheur au travail ». En particulier, selon lui, la mode des Chiefs Happiness Officer n’est en fait que l’arbre qui cache la forêt du mal-être dans les entreprises.

Jacques s’est alors épanché brièvement en me disant qu’en matière de mal-être au travail, il savait de quoi il parlait, ayant fraichement quitté une entreprise faisant peu fi de la qualité de vie au travail, tous les salariés étant sous pression du matin au soir, contrairement à l’image qu’elle voulait donner d’elle à l’extérieur… Entreprise sans CHO, je précise.

Se recentrer sur l’essentiel

Cet échange permet de se recentrer sur l’essentiel et interpelle sur le rôle des CHO dans les organisations.

S’il est clair que la préoccupation grandissante des dirigeants d’entreprise en faveur de la qualité de vie au travail est une réponse au mal-être, au turnover, à l’absentéisme et au burn out, il n’en reste pas moins que la volonté de faire rentrer le Bonheur dans une société est un véritable engagement de la direction qui demande l’investissement de l’ensemble du management afin de rayonner jusqu’à la base.

Partant de ce principe, il paraît peu vraisemblable qu’une entreprise, sous couvert de l’embauche d’un(e) CHO, pourrait s’en satisfaire pour entrer par la grande porte dans le club encore petit des boites soucieuses du bien-être de leurs salariés.

La mission du CHO est clairement définie et elle a une vraie finalité

Et il y a plusieurs raisons à cela :

  • Le CHO est un salarié à part entière qui coute de l’argent à son entreprise,
  • Lui-même va générer des coûts qu’il jugera utiles pour apporter plus de bonheur à ses collègues,
  • Sa mission est clairement définie et elle a une vraie finalité au sein des équipes
  • De part sa mission, le CHO fait le lien entre les salariés et la direction ; ce qui lui donne le pouvoir de tirer la sonnette d’alarme sur les situations à risques,
  • Plus son action se ressent, plus sa crédibilité augmente et plus les bienfaits se font ressentir jusque dans les comptes de l’entreprise.

Alors Jacques, OUI, le discours et l’engouement autour du Bonheur au Travail ne doit pas faire oublier qu’au commencement il y a le mal-être, et NON, le CHO n’est pas de la poudre aux yeux, il est au début d’une nouvelle histoire ou le prolongement d’une action de toute une entreprise qui a décider de faire du bien-être au travail un sujet majeur et stratégique de son développement.

Jacques, je vous invite aussi à aller lire mon article http://www.happyjobandlife.com/non-le-bonheur-au-travail-nest-pas-un-sujet-nian-nian/

Photo by Brandon Green on Unsplash

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